Créé en mars 2007

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Fury Magazine, toujours à la pointe de l'actualité d'il y a quarante ans en arrière.

Nos garanties :

- Tous nos articles sont écrits sur des ordinateurs à fiches perforées gros comme une camionnette.

- Nos rédacteurs ne communiquent entre eux que par téléphone filaire.

- L'un d'eux est né avant 1960.

Si elle est dedans...

... c'est pareil !
Par GoudurixYZ

 

Fermeture définitive jusqu'à nouvel ordre...

Bonjour chez vous !

Trop chauve pour être une rock star, trop asthmatique pour être footballeur, pas assez alcoolique pour être écrivain, trop Français pour être Anglais, pas assez suicidaire pour être artiste, trop intelligent pour la télé-réalité. Il ne me restait pas grand' chose, et ce pas grand' chose, c'est devenu Fury Magazine. Hong Kong Fou-Fou


Des mots qui se suivent et qui parlent de choses. De la mode comme dans Zembla, de la bravoure comme dans Casimir, des gadgets comme dans Pif, des avis comme dans les Jeux de 20 heures, de l’honnêteté comme dans une agence immobilière, de la subjectivité latente comme dans la vraie vie, de la sagesse désabusée, de l’action pour y sauter dedans, du dépaysement urbain, des situations, des effets émotionnels bon marché, des auteurs qui se relisent, des phrases courtes et de la facilité.

Pourquoi tant d’efforts ? Heu... GoudurixYZ


- Fury Magazine, c’est une gorgée d’élégance, ajoutez un peu de rugby, un tiers de football frais et non glacé et une petite dose de décalage. Agitez longuement. Ajoutez de la musique pilée, j’insiste, agitez et servez dans une coupe Webb Ellis…

- Non, une coupe UEFA !!! (Voix venant du fond de la salle) - PAF !!! - Aïe, mon nez…

- Et mettez un chroniqueur... Non, deux, vous pourrez ainsi les voir se heurter durement avant que le rédac’chef ne les sépare… Wally Gator


   

Rédaction :
Wally Gator : rugby de village, communion solennelle et charcuterie.
GouduriXYZ : déviances en tout genre, coneheads et ragots de mairie.
Oddjob : KPM, RKO et Kop Boulogne.
Barbidule : contradictions, bals de village et coloriage.
Hong Kong Fou-Fou : soins capillaires, huile de moteur et kilomètre arrêté.

Retrouvez Fury Magazine sur myspace : http://www.myspace.com/furymag
Et n'hésitez pas à nous écrire : fury.mag@gmail.com (Pas de compliments, nous sommes modestes. Pas de critiques, nous sommes susceptibles. Pas d'insultes, nous sommes hyper baraqués. Pas de propositions à caractère sexuel, nous sommes fidèles. Ah, GoudurixYZ me demande d'effacer la dernière phrase)
Vous pouvez également devenir fan de Fury Magazine sur Facebook (ici : Fury Magazine sur Facebook). Tous les mois, l'un de nos fans de sexe féminin et âgé de moins de 30 ans sera tiré au sort. A gagner, une soirée poésie avec GoudurixYZ, qui déclamera quelques-uns de ses plus beaux vers.
Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 07:25

Par GoudurixYZ

 

Tout homme a une part féminine en lui, c'est génétique. La femme possède une paire de chromosomes sexuels XX. L'homme possède une paire de chromosomes sexuels XY.

Ne m’appelez plus par mon prénom. Ca, c’est pour l’introduction. Passons directement aux cas particuliers.


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Cary Grant

Question Minitel du jour : qui se cache derrière cette créature renfrogné(e) et galonné(e) ? Montons le son si vous le voulez bien…

- Rame maintenant !

- Je rame.

- Vire de bord !

- Je vire !

- Tu sais pas y faire.

Pourtant, ce ne sera pas faute d’avoir essayé. Voilà ce que c’est que de faire du bateau même pas à voile ou à vapeur une heure plus tôt. C’est donc bien une femme, une F.E.M.M.E à qui nous avons à faire. Alors, vaginale ou clit… Heu, virginale ou adultérienne ? Il faudrait se taper la fin de cette américanerie pour savoir… Mais bon, on n’a pas que ça à foutre pas vrai ? N’empêche, à sa place et avec un scénario qui ne fait pas dans la dentelle, je me serais méfié. Comment le George Clooney des 50s, après une telle séance de travaux pratiques, a-t-il pu se marier cinq fois ensuite ? Les impôts peut-être… Son cloone, heu, son clone aurait dû essayer plutôt que de perdre sa valise et nous infliger chaque soir, un grand moment de solitude. J’aurais dû essayer moi aussi. Je ne prendrai plus jamais de café. Le soir. En capsule.


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Tony Curtis

Que faire pour fuir des hommes au cinéma ? Courir vite ou s’habiller en femme. Que faire si la femme qui joue avec vous est la mieux de toutes les femmes ? Se rhabiller en homme et lui courir après. Que faire si ça a marché et qu’elle raconte tout à son homme qui n’est autre que son mari ? Que faire si en plus vous avez une femme et que cette femme va bientôt avoir un enfant ? Que faire si la femme, l’amante, pas la femme, attend elle aussi un enfant et qu’elle vous dit qu’il est de vous ? Je vais vous le dire : je préfère ne pas y penser. Pas étonnant que cet épisode ne se retrouve pas dans le générique d’un feuilleton dont j’ai oublié le nom et où l’on boit des cocktails avec des olives qui s’entrechoquent mollement. Etonnant que l’un des deux héros du feuilleton dont j’ai oublié le nom et où l’on boit des cocktails avec des olives qui s’entrechoquent mollement passe son temps à courir encore après les filles, des femmes quoi. Et après la fin du générique aussi. Pendant très très très longtemps. Alors que faire ? Ne plus porter de gants de pécari.

Par ordre d’apparition : Tony Curtis, Marylin Monroe, Arthur Miller, Janet Leigh, Jamie Lee Curtis, Roger Moore.

Et aussi relire Elle se rendent pas compte de Boris Vian. Neuf ans plus tôt, deux hommes habillés en femme, des gangsters, des bateaux, l’Amérique… Tiens donc.


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Divine

Auto-proclamée plus belle femme du monde, pas étonnant que Divine se soit faite violer par un routier qui n’était autre que lui-même (Female trouble – 1975). Auto-violée en l’occurrence. Sans autorisation et sans faire de l’auto-stop. Un comble. Mais pour Divine les avis divergent. Attraction ? Répulsion ? Répulsion ? Attraction ?... Mouais, c’est délicat, je n’arrive pas à me décider… Cette petite surcharge pondérale, dommage. Pourtant elle ferait une bonne nounou pour mes enfants... Faudrait pas qu’elle cumule les défauts des hommes et des femmes quand même… Mais j’oubliais la scène cul-te de Pink Flamingos (1972) ! Ca aide à se décider en faim de compte. Ca y est ! C’est fait, ça va mieux. Divine était surtout l’actrice fétiche de John Waters, son Jean-Pierre Léaud, sa Stéphane Audran. John ou Roger Waters ? Non, Roger c’était Pink Floyd, John c’était… Pink Flamingos. Bon, ça devient trop compliqué… En tous cas, à côté d’elle Beth Ditto est un enfant de cœur. Heu, laissez-moi réfléchir… Oui, c’est ça.


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Candy Darling

Je ne me rappelle plus où je suis né, mais les étoiles, elles, naissent dans les chansons. Et s’éteignent sur une photo. Pas cathodique, Candy Darling fut baptisée en 1973 dans Walk on the wild side de Lou Reed. Candy came from out on the island… Photogénique, elle s’éteint sur une photo de Peter Hujar en guise de couverture d’I’m a Bird Now d’Antony & the Johnsons. Epitaphe argentique. Entre temps elle eut droit à son verbatim dans Candy says du Velvet Underground. East side story. N’en disons pas plus.


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Frank-N-Furter

Si les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, les transexuels viennent de… Transsexuel, la planète Transsexuel de la galaxie Transylvania. Pas la porte à côté pour aller au cinéma. Surtout pour regarder un singe. Le roi des singes quand même, King Kong. Surtout sa femme, Fay Wray. Celle qui le fit pleurer, lui, pas le singe, parce qu’il voulait être habillé juste comme elle, d’un délicat satin accroché à sa cuisse. A mon avis ce film n’a pas fait le même effet au major Dieter Hellstrom d’Inglorious Basterds, celui qui le trouve, le nom, pas le film, dans la cave. Après, il, lui, pas le major, s’adonna à pleins d’autres choses… Et regarda la pochette de Transformer de Lou Reed un peu trop longtemps (ouf, je me suis arrêté à temps).

Maintenant passons enfin aux choses sérieuses, car le mieux placé pour répondre, c’est lui. Lui, gentil, travesti, bisexuel et docteur de profession (une salope, quoi). Car si nous en sommes arrivés là, c’est bien pour répondre à cette fondamentale question : si l’homme est une femme comme les autres, la femme est-elle un homme comme les autres  sachant qu’elle est l’avenir de l’homme ? En clair, heu ?... C’est pas grave. Voyons donc : si abordé vous aimez être, si du shopping les filles aiment faire avec vous, si Platoon vous aimez voir et revoir, si pour la vaisselle des gants vous mettez, si le rose vous aimez, si au foot des protège-tibias vous portez, si à la CAF la queue pour l’alloc parent isolé vous resquillez, si rassuré vous avez besoin d’être, si rassurer vous aimez… Ahhh, j’y arriverai jamais ! Mais que vois-je ? Charles Gray ! L’éminent Charles Gray. Le criminologist. Lui était un homme, un vrai. Le sacrificateur des Vierges de Satan, le Ernst Stavro (quel prénom, je ne m’y ferai jamais) Blofeld des Diamants sont éternels qui finissait le film ridiculisé en… femme !... Ah non, ça ne va pas recommencer ! Voyons, reprenons : si Desperate Housewives vous ne ratez pas, si faire la poussière vous faites, si d'écrire n’importe quoi vous ne pouvez vous empêcher…

Par GoudurixYZ - Publié dans : Divers - Communauté : Un jour de plus loin des 60s
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 06:39

Par Oddjob

 

Nous sommes injustes avec William Van Cutsem, né en 1935 à Anderlecht, et plus connu sous le nom de William Vance !

Injuste, oui, car si sa série la plus connue, XIII, est aujourd’hui le symbole pathétique d’une industrialisation galopante du 9ème Art, il n’en reste pas moins que les premiers épisodes de cette saga  (disons jusqu’au tome 6, Le Dossier Jason Fly) sont d’excellente facture et continuent d’éveiller en nous de grands moments de lecture…

Injuste, encore, parce que la plupart de ses autres séries ne nous ont pas laissé de grands souvenirs, non pas en raison du graphisme "vancien", mais d’histoires peu excitantes.

Ainsi, les scénarios des aventures maritimes d’un Howard Flynn ou d’un Bruce J. Hawker, manquent cruellement de souffle du large et prennent souvent la tasse !

Quant aux chevauchées de l’agent de la Wells Fargo, Ringo, il faudra attendre le troisième et dernier tome, Trois Salopards dans la Neige, (avec un titre pareil, on est plus près d’un Peckinpah ou d’un Leone que d’un Ford…) pour flirter avec les canons du genre, Blueberry ou Comanche ! Il donnera cependant deux magnifiques Marshal Blueberry (toujours dans la neige !) avec Giraud au scénario… Collaboration qui tournera, malheureusement pour nous lecteurs, au vinaigre !


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Enfin, on est toujours restés des plus circonspects à la lecture de ses deux séries médiévales, Rodric et Ramiro, joliment gothiques graphiquement mais lourdingues scénaristiquement.

Même "souci" que l’on retrouvera dans ses adaptations de Bob Morane, avec Henri Vernes à l’écriture : des couvertures somptueuses, dignes du grand écran, des planches flirtant par endroit avec le psychédélisme, voire l’abstraction (Druillet n’est pas loin dans L’Empreinte du Crapaud !!), mais des histoires frisant trop souvent avec une certaine niaiserie (Yann et Conrad n’auront pas à pousser beaucoup leur Bob Marone, tant les dialogues entre Morane et Ballantine prêtent trop souvent le flanc à tous les sous-entendus, même les plus graveleux…)

 

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Alors que justice lui soit rendue, ici, avec les aventures de Bruno Brazil  et de ses acolytes du commando Caïman !  Car, avec Greg au scénario (signant Louis Albert), il trouvera l’occasion de nous gratifier de neuf albums essentiels (le tome 10 étant une "compilation" de planches de plusieurs époques, le fameux Dossier Bruno Brazil et le 11, La Fin, composé d’une histoire restée inachevée, complétée d’histoires courtes parues dans Tintin et Super Tintin).

Tout commence en 1969, donc, avec Le Requin qui mourut deux fois. Bruno Brazil est l’un des meilleurs agents des "services", l’organisation la plus secrète de défense internationale, dirigés par le colonel L. Ses cheveux sont déjà blancs (comme Bernard Prince, l’autre grand personnage de Greg…), bien coiffés. Il porte bien le costume élégant (certainement du sur mesure) et pilote une Mustang orange décapotable. Cette première mission le conduira dans un pays d’Amérique latine à la recherche d’un ancien dignitaire du 3ème Reich, que l’on croyait mort. Rien ne manque : gadgets, scènes de plongée sous-marine, jolie agent de liaison,  courses-poursuites efficaces ! Toute référence à un ou des personnages existants est bien évidemment tout à fait fortuite… L’histoire est bonne, classique, et le dessin déjà en place, mais il manque encore le "plus" qui fera de cette série autre chose qu’une version bd d’un célèbre agent britannique.

 

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C’est, en effet, avec le tome 2, Commando Caïman, que la série va prendre son envol, grâce à cette idée géniale d’associer à B.B. une bande de joyeux baroudeurs. Jugez plus tôt :

- Big Boy Lafayette, un ancien jockey,

- Gaucho Morales, un repris de justice,

- Whip Rafale, reine du fouet dans un cirque (et seul fille du groupe),

- Billy Brazil, le petit frère de Bruno (ça ne s’invente pas…),

- Texas Bronco, cowboy de son état.

Trois albums se détacheront du lot, et par leur graphisme et par leur scénario.

La Cité Pétrifiée verra le commando aux prises avec des "pirates du silence". Comme dans l’album de Franquin, une ville est attaquée par des malfaiteurs ayant au préalable endormi toute la population. L’action y est omniprésente et l’ambiance n’est pas sans rappeler New York 1997 et autres classiques du film d’anticipation, mais aussi l’épisode des New Avengers, Sleeper (Le S 95).

Avec La Nuit des Chacals et Sarabande à Sacramento, Greg et Vance vont nous gratifier de deux albums secs et violents, dans une Amérique des 70s qui nous est si chère, et véritables pendants graphiques des polars cinématographiques d’un Don Siegel !

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Une autre "grande" idée sera de ne pas hésiter à tuer l’un ou l’autre des personnages principaux ! Ainsi, Big Boy trouvera la mort en mission dans Des Caïmans dans la Rizière  et sera remplacé, dans l’album suivant, Orages aux Aléoutiennes (histoire assez glauque autour d’un trafic d’êtres et surtout de corps humains…), par un nouveau venu : Tony Nomade, au look hippie mais un as de la gachette !

Mais, en 1977, avec Quitte ou double pour Alak 6, le tome 9, ce sera une véritable hécatombe et surtout le chant du cygne : le petit frère, Billy, y passe l’arme à gauche, Texas Bronco est brûlé vif, Tony Nomade verra ses jambes déchiquetées et Whip Rafale quittera le service action, des suites de ses nombreuses blessures…

Bruno Brazil en sortira "brisé moralement, physiquement, (…) indemne, rassurez-vous !" (comme l’assène le Colonel L.). La série ne s’en relèvera pas, elle, assurant à Brazil un statut à part dans l’histoire des héros franco-belges !

Ainsi sont faits les (vrais) héros…

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Par Oddjob - Publié dans : BD et littérature - Communauté : Cré'arts graphique
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 07:06

Par GoudurixYZ

 

cigare.jpgUn cigarillo, amigo ?

Volontiers !

 Ah, comme j’aurais aimé qu’on me parle comme ça. Comme au lieutenant Blueberry période Ballade pour un cercueil (presque la meilleure).  Pour la peine, je crois que je me serais remis à  fumer.

Il y a des jours, j’aimerais qu’on me parle comme à Bonnie Parker. Comme à Blondin dans Le bon, la brute et le truand, même après son coup de soleil. Comme au Comédien des Watchmen. Comme à Groucho Marx. Pour une fois, j’aurais de la répartie. Comme à Joseph Henry Sherburne. Je pourrais retomber en enfance. Il y a des jours, j’aimerais même qu’on me parle comme à Fortino Samano, un des capitaines d’Emiliano Zapata. Faux monnayeur mais vrai héros pour l’éternité. Regardez-le face au peloton d’exécution. L’image à jamais de la désinvolture. Comme quoi, on peut être désinvolte et avoir l’air de quelque chose.

Si après ça je n’ai pas compris, compris comment, compris comment l’avoir ce petit truc en plus, ce serait à désespérer.

Le quoi ? Le Knack ?  Non, bien sûr. Allez, la réponse me brûle les lèvres. Ne tournons pas plus longtemps autour du pot à tabac. C’est un mot en une, non deux syllabes… qui finit par gare… oh, non c’est pas possible… La gare ? Non, je m’ég… Oui ! Le cigare ! Oui, mais au coin de la bouche. Pour fumeur actif. Pour ceux qui font des actions avec. Comme cet article rédigé au présent de l’indicatif puisqu’il donne des indications.

Le moment idéal pour fumer un cigare est après le dîner, quand on peut prendre le temps de le déguster pendant un long moment en s’offrant une pause méritée qui permet de se ressourcer et de méditer.

Il existe, en dehors de ces moments privés, des endroits conviviaux pour fumer le cigare. Ainsi des "nuits des fumeurs" sont organisées dans certains restaurants qui permettent de déguster des mets délicats, des boissons de grande qualité et de rassembler des…

 Désolé les gars. Nous n’avons rien contre le tabagisme des passifs, des Philippe Noiret, des  Jean-Pierre Coffe dans leurs fauteuils avec leurs barreaux de chaise, mais par les temps qui courent, je ne peux m’empêcher de trouver une certaine classe à ces cigares et à ceux qui sont au bout. Surtout s’ils sont en train de faire des trucs avec. Le Comédien bute JFK au début du générique des Watchmen ? Avouez que le cigare change tout. Le Comédien se fait buter avant le générique des Watchmen ? Avouez que ça change tout. Qu’est-ce qu’il prend ? Des coups. Qu’est-ce qu’il garde ? Son cigare. Sa contenance. Fait divers ? Non, fait et cause. Lorsque "Dog" braque le train de Blueberry dans Le hors-la-loi, cigare au coin des lèvres, reconnaissez que ça calme tout le monde. Même si l’histoire est au milieu de la page, tout le monde comprend qu’il a de la marge et qu’il va réussir son coup. Fumer le cigare, c’est quelque chose qui ne se fait pas à l’intérieur. C’est une activité de plein air qui se pratique debout pour ceux qui réussissent leurs coups. Question de style.

Vous voulez reconnaitre dans un aréopage, pas trop aéré quand même, celui qui ne fait pas du chiqué ? Celui qui n’est pas un fumiste ? Celui qui domine son sujet ? Celui à qui rien ne peut arriver ? Cherchez une petite fumée, prenez la peine de descendre votre regard, vous allez le trouver à coup sûr. Trouver celui qui va réussir son coup. A quand un tireur de pénalty cigare aux lèvres ? Le goal à contre-pied ! Je prends les paris et les pas-rieurs au tiercé !

Blondin tirant sur un pétard sur du Bob Marley  face à Sentenza ? On serait pas près de voir la fin. Quant à ce pauvre Groucho Marx, il avait le choix entre la pince à épiler les sourcils ou le cigare pour trouver un semblant de dignité. On sait ce que notre homme choisit. Quand contenance rime avec élégance, élégance rime avec assurance.

Voilà, pour ne pas s'enflammer, nous allons donc passer à la conclusion... Il y en a deux, au choix, pour le prix d'une. Personnellement, je conseille la première.

- Fumer le cigare, c'est bien.

La deuxième :

- Il y a des choses qu'on fait avec. Il y a des choses qu'on ferait bien avec. Par contre, il y en a peu qu'on puisse faire avec le cigare aux bords des lèvres. Désolé. Je n'ai pas pu me retenir.


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Par GoudurixYZ - Publié dans : Divers - Communauté : Un jour de plus loin des 60s
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 06:58

Par Hong Kong Fou-Fou

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Comme nos lecteurs fidèles (on a des noms) l'auront remarqué, une bonne partie de la rédaction de Fury Magazine est friante d'un certain cinéma d'une certaine époque. Ca ne veut pas dire grand' chose, je confirme. Je parle de films aux couleurs saturées, dans lesquels les participants de ce qu'on appelait encore "fusillade" et non "gunfight" tenaient leur flingue à la verticale plutôt qu'à l'horizontale. Des films dans lesquels l'héroïne ne couchait pas dès le premier soir, sauf si son prétendant portait un matricule double-0, et encore non sans avoir émis un "Oooh, James..." réprobateur. Bref, des femmes au comportement aussi irréprochable que leur mise en plis. Des films, encore, dans lesquels les personnages se donnaient rendez-vous dans des clubs de jazz enfumés plutôt que dans des fast-food ou des cyber-cafés. Des films, enfin (j'aime bien les introductions à rallonge), dont l'affiche n'était pas réalisée sous Photoshop mais confiée aux pinceaux d'un illustrateur.


Robert McGinnis est l'un de ces illustrateurs. L'un des plus illustres de ces illustrateurs, même. Pour être parfaitement honnête avec vous - ça va faire cinq ans qu'on se connaît, je vous dois bien ça (je parle aux lecteurs fidèles) -, il y a quinze jours j'ignorais qui était Robert McGinnis. Disons plutôt que je le connaissais sans le savoir. Les affiches de Thunderball, Casino Royale, Barbarella, Our man Flint, Il était une fois la révolution, Diamants sur canapé, Matt Helm, c'est lui. Il a croqué Raquel Welch, Sophia Loren, Audrey Hepburn. Il les a croquées sans craquer. Que le grand cric me croque. Il devait travailler sur photos. Ou les mains attachées dans le dos, comme Ulysse à son mât. Pas possible autrement. Il a dessiné également Sean Connery, James Coburn, Woody Allen, même. C'est notre trop rare mais néanmoins vigilant collaborateur Getcarter qui m'a récemment fait découvrir l'univers de cet artiste. Et depuis je développe une addiction inquiétante à ses pin-ups de papier.

 

Je ne sais pas grand' chose sur Robert McGinnis, si ce n'est qu'il est né en 1926 et qu'il a fait ses premières armes chez Walt Disney. Heureusement pour nous, il en est vite parti. Ils n'aimaient peut-être pas là-bas la façon qu'il avait de dessiner Minnie et Daisy en bas couture, alanguies aux pieds de Mickey qui dégustait un scotch. McGinnis a réalisé dans les années 50-60 plus de 1400 couvertures de romans, notamment plusieurs "Modesty Blaise", "James Bond" et "Parker", le héros cynique et vengeur de Donald Westlake (sous le pseudonyme de Richard Stark). Un personnage qu'on aime bien, ce Parker, pas seulement en bouquins, mais aussi en BD (la sublime adaptation de Darwynn Cooke) et au cinéma (Point Blank, Mise à sac ou, plus récemment, Payback). Il a également réalisé au début des 60s quelques dessins plus osés pour le magazine de charme "Cavalier". Non signés, ce qui lui a permis de ne pas y aller avec le dos de l'écuyère en matière d'érotisme...


Je vous parlais il y a peu de Pierre Joubert, qui est certainement mon illustrateur favori. Les dessins de McGinnis ne remettent pas en cause l'admiration que je porte à Joubert, mais entre les chevaliers en armure, les scouts en short, les aventuriers en saharienne de l'un, et les bikinis, les robes fourreau, les chevelures étalées sur un oreiller de l'autre, j'ai vite choisi. J'ai honte de vous l'avouer, mais je n'en ai pas honte. Vous voyez à quel point je suis troublé.


Aujourd'hui, l'oeuvre de McGinnis serait vouée aux gémonies. Les féministes diraient que les femmes y sont réduites au rang d'accessoire de plaisir des mâles dominants. Les psychologues du dimanche diraient que l'arme que tiennent la plupart des hommes est révélatrice d'une impuissance larvée. Les moralisateurs diraient qu'on y fait l'apologie du tabac et de l'alcool. Foutaises. Il faut surtout voir dans ces peintures le témoignage d'une époque pas si lointaine et pourtant révolue où les hommes étaient (un peu plus) virils et élégants, et les femmes (un peu plus) féminines et sûres de leur charme. Et ce que j'apprécie par dessus tout : où leur peau dénudée n'était pas entachée de disgracieux tatouages. Regardez les dessins ci-dessous, et que celui qui n'est pas émoustillé me jette le premier escarpin...


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Pour terminer, quelques extraits d'un DVD sur ce talentueux illustrateur, "Painting the last rose of summer" : 

Par Hong Kong Fou-Fou - Publié dans : Cinéma et TV - Communauté : Un jour de plus loin des 60s
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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 07:20

Par GoudurixYZ


Après avoir passé 6284 heures sur les pages Chaland d'Ebay et être tombé 12256 fois sur "le chaland qui passe", vous l'avez compris plus vite que moi (l'émotion !), me voici enfin vengé. L'heure de la rédemption a sonné. Je suis donc fier de vous présenter le "(Yves) Chaland qui passe". Chaque mois, un collector rien que pour vous. Je viens de faire les comptes, cette rubrique devrait durer 12 ans et 3 mois.
PS : Nous cherchons toujours un volontaire pour "La place du Stanislas (Barthélémy)".
 


 
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Désolé pour le retard, j’étais allé boire un coup. Ah les plaisirs simples, le petit rosé bien frais, l’été pendant la partie de pétanque à l’ombre des platanes, au chant des cigales. J’ai jamais essayé,  je ne joue qu’au Jokari.  Ah, les plaisirs compliqués, le verre de rouge qu’on lève d’un air entendu en lui trouvant du corps, des jambes et une robe. J’ai jamais essayé, ça me saoule, je ne bois que du Pschitt orange. Rechercher, compulser, étudier, estimer, supputer. Trouver. Comprendre. Mériter. Goethe dans le texte, Bergman en V.O, le Krautrock en 33 tours, Confessions intimes sur TF1.
Que choisir ? Prenons un exemple au hasard si vous le voulez bien. Passons sous silence l’exhaustive analyse de la Comète de Carthage (www.furymagazine.fr/article-le-petit-coin-des-collectionneurs-le-yves-chaland-qui-passe-n-4-37645977.html) pour nous arrêter au carrefour. Non pas le supermarché, mais un vrai carrefour, belge, avec une femme au volant et en 12 couleurs de chez Anagraphis. Sérigraphie que tout homme de bon goût se doit de posséder (nous sommes 190). Peu de temps avant, le carrefour était français de chez Lettrachrome. D’ailleurs, l’auteur (Phil) perfectionniste a glissé non pas 7 mais 13 erreurs d’un dessin à l’autre. Dans un moment de déprime, je les ai même comptées. Un peu plus peu de temps avant, le carrefour était campagnard de chez Rossignol et sur le tableau noir d’une école communale. Cela s’appelait un tableau d’élocution. "Tu peux retourner à ta place. C’est bien compris les enfants ? Ne laissez jamais maman conduire la voiture de papa !" Ambiance, ambiance dans la salle de classe sauf pour l’élève Chaland en l’occurrence, j’imagine sage comme une image.
Alors, plaisir simple ? Plaisir compliqué ? Ah la la, je ne voudrais pas m’engager à la légère, c’est une drôle de responsabilité. Profitez-en pour noter la présence de cette meule de foin où se trouve l’aiguille du succès de cette rubrique. Alors ?... Mais que vois-je en bas à droite ? Le jeune Hong Kong Fou-Fou prenant connaissance des chiffres de fréquentation de Fury Magazine ?! Plaisir compliqué. Très compliqué en fin de compte.
 En 1985, Van Halen reprenait You really got me des K… Heu, qu’est-ce que je raconte ?  Soft Cell reprenait Tainted love. Une reprise supérieure à l’original. J’imagine le maître en train de redessiner le carrefour après avoir posé le disque sur sa platine et rangé ses cahiers d’écolier.
Voir les choses c’est bien, les comprendre c’est mieux. Tant mieux, vous n’êtes pas des enfants gâtés. Vous méritez vos plaisirs. Acceptez la prochaine invitation de vos amis. Pendant le repas, au moment de la discussion sur la dette publique, posez vos couverts, regardez le Carrefour accroché au mur du salon. Repensez au F 52 de Science et vie et toutes ces sortes de choses. Vous ne le regretterez pas.
La semaine prochaine nous méditerons sur le syndrome de l’indifférence en milieu urbain.
 
Indice de rareté : 3 / 5

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Par GoudurixYZ - Communauté : Cré'arts graphique
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